Droit à un supplément en cas de chômage temporaire
Depuis le 1er janvier 2024, un travailleur n'a plus droit qu'à une allocation égale à 60 % de son salaire plafonné en cas de chômage temporaire, contre 65 % auparavant. Pour compenser cette diminution pour le travailleur le législateur avait prévu, sous certaines conditions, le droit à un complément, payé par l'employeur ou le Fonds de de sécurité d'existence.
Ces montants sont indexés. Une mise à jour en 2025 suit.
Supplément en cas de chômage temporaire
Ce droit est ouvert dans tous les cas où l'exécution du contrat de travail est suspendue et où le salarié a droit
aux allocations de chômage temporaire, à l'exception de la suspension de l'exécution du contrat de travail
pour cause de force majeure et de force majeure médicale.
· Si le salaire mensuel du travailleur ne dépasse pas 4 155 euros (montant 01/01/2025, auparavant 4000 euros), le travailleur a droit à une indemnité de 5,20 euros (montant 01/02/2025 vu le dépassement de l’indice pivot, auparavant 5,10 euros) pour chaque jour couvert par les allocations de chômage temporaire.
· Si le salaire mensuel du travailleur est supérieur à 4 155 euros, le travailleur a droit à une indemnité de 5,20 euros dès qu'il compte plus de 26 jours de chômage temporaire au cours de la même année chez le même employeur. Les jours de chômage temporaire pour cause de force majeure et de force majeure médicale ne sont pas pris en compte dans le décompte des 26 jours. Concrètement, le travailleur a droit au supplément pour chaque jour couvert par les allocations de chômage temporaire à partir du 27e jour.
Ce complément s'ajoute aux compléments légaux et conventionnels déjà existants. Par exemple, ce supplément s'ajoute au supplément de chômage temporaire en raison de causes économiques, pour cause d’accident technique et pour cause d’intempéries pour les ouvriers, ou au supplément de chômage temporaire en raison de causes économiques, pour les employés.
Il y a une exception : le travailleur n'a pas droit au complément si, en cas de chômage temporaire, un pourcentage de son salaire lui est déjà garanti sur la base d'une convention collective de travail, dans la mesure où ce pourcentage garanti est au moins équivalent à l'allocation de 5,20 euros.